Rien ne va plus pour les casinos
Les casinos en ligne ne connaissent pas la crise. C’est, en tous cas, ce qu’affirme l’étude menée par Francis Merlin, consultant international en marketing et en communication. Par contre, les casinos français se portent assez mal et leur situation ne risque pas de s’améliorer à l’approche de l’ouverture du marché des jeux en ligne.
En effet, les 197 casinos implantés sur le territoire français traversent une mauvaise passe. Entre novembre 2007 et octobre 2008, ils ont enregistré une baisse d’environ 10% de leur P.B.J. (le Produit Brut des Jeux étant la différence entre les mises et les gains) par rapport à l’année 2006-2007. Ils affichent pourtant un chiffre d’affaire de 2553 milliards d’euros mais il faut savoir que, sur ce montant, 58% vont à l’Etat, dont 15% pour les municipalités où sont implantés les casinos.
Cette étude a été rendue publique lors d’un colloque qui s’est tenu à Paris, le mardi 19 mai, et qui rassemblait, outre quelques parlementaires, les principaux acteurs du marché des jeux d’argent en ligne. Selon cette étude, ce recul d’activité serait la conséquence de plusieurs facteurs cumulés :
le contexte économique actuel
l’interdiction de fumer dans les lieux publics
la prééminence du marché des jeux d’argent en ligne
Ce dernier facteur semble cependant être la raison principale de cette baisse: les jeux d’argent en ligne ont, malgré la crise, vu leur PBJ augmenter de plus de 20%.
Par ailleurs, si l’ouverture du marché français des jeux en ligne constitue un vrai progrès, à l’ère de l’Internet, le Parlement Français émet toujours certaines restrictions. L’ouverture du marché ne concernera ainsi que trois types de jeux d’argent: les paris hippiques, les paris sportifs et le poker. Les machines à sous en sont exclues, un choix qui ne semble pas très judicieux quand on sait qu’elles sont l’un des jeux préférés des Français.







